Hackathon : définition et explication

La culture numérique

La transition numérique est en enjeu personnel, professionnel, social et sociétal. Il n’ s’agit pas de courir devant ou derrière des innovations ou des transformations nécessaires mais de prendre le temps de choisir ce qui a du sens et représente un profit, une valeur ajoutée ou du bénéfice pour le développement de ses actions.

Le numérique est un éco-système qui recouvre des valeurs issues d’une culture, des usages et pratiques et des outils. Il a changé les règles en permettant des formes nouvelles d’organisation, de communication et en introduisant des outils qui ont fait évoluer les comportements et les usages et pratiques. Il produit de nouvelles opportunités et contraintes mais, surtout, il invite a se poser des questions sur la mise en œuvre de façons de faire, de travailler qui en font le socle :

  • L’intelligence collective
  • La contribution
  • La contrepartie
  • La participation
  • La mutualisation
  • La traçabilité
  • Le partage
  • L’open source

Un outil d’idéation et de prototypage

C’est la contraction de Hacker et de Marathon.

Il s’agit d’interroger, d’imaginer, de sortir des cadres, de controverser sur un sujet, un concept ou quoi que se soit pour en dépasser les limites et innover grâce à une communauté d’individus concernés.
Il s’appuie sur l’intelligence collective, l’échange, le partage. La présence de Mentors (professionnels, universitaires, journalistes, invités pour partager savoir mais surtout expérience sur le sujet et/ou les thèmes explorés lors du hackathon participent de l’émulation. Ils conseillent et accompagnent les participants.

L’organisation d’un hackathon se fait traditionnellement sur 2 jours et demi.
Une soirée de rencontre et de réflexions partagées autour des enjeux, des attentes et des craintes et deux
jours de production.

Dans le cadre de FairEvoluer, nous avons choisi de faire des hackathons d’une journée afin de pouvoir en faire plusieurs et couvrir l’ensemble des thèmes identifiés par la communauté.

Le hackathon n’a pas d’obligation de résultat, seulement de moyens et ceux-ci sont dédiés à la cohésion d’équipe, l’émulation de l’esprit de compétition et l’accompagnement de la démarche depuis l’idéation jusqu’à l’expérimentation et l’amélioration.

Le Hackathon permet…

De comprendre : les outils d’animation et la méthode de construction Design Thinking (une approche de l’innovation et de son management qui se veut une synthèse entre la pensée analytique et la pensée intuitive. La méthode s’appuie beaucoup sur un processus de co-créativité impliquant des retours de l’utilisateur final.…) favorise le questionnement, sollicite l’imagination et structure les propositions. Les techniques d’animation encouragent le Team Building mais favorise également l’esprit de controverse

L’expression : la mise en scène bienveillante de la controverse libère les points de vues contradictoires, les confronte pour trouver des solutions communes, partagées et donc impliquantes pour chacun au bénéfice d’un collectif.

La confrontation : elle permet le mélange de points de vue différents voire contradictoires mais néanmoins nécessaires au commun. La confrontation gomme les hiérarchies au profit de challenges par équipe. Les postures, les points de vue changent et l’opposition laisse place à l’imagination.

Le challenge : l’organisation met en compétition les équipes afin de dynamiser la créativité grâce aux outils d’idéation individuelle et collective, aux jeux et aux outils collaboratifs d’émulations.

La proposition : les étapes de l’organisation dessinent un parcours dédié à la conception, par équipe, jusqu’à la formulation de propositions à expérimenter.

L’expérimentation : les propositions n’ont de valeurs que si elle sont soumises a prototyper (expérimenter, améliorer …). C’est impliquant de produire et de tester sa production pour en évaluer le potentiel par retour des autres.

La restitution : l’ensemble des expériences et des productions du Hackathon (processus d’idéation, de scénarisation et de prototypage…) doivent être mutualisées et disponibles afin de permettre la reprise du processus là où il s’est arrêté. Il s’agit de produire du commun, c’est un engagement.